Voyage et dépression – un bon mélange?!?

Je suis malade! Une petite phrase difficile à dire et à accepter parfois. J'ai une maladie avec laquelle je devrai vivre toute ma vie. Cette maladie est difficile à appréhender, à détecter et à réguler.

La dépression

C'est le nom de ma maladie. Non ce n'est pas une petite déprime, ou un coup de mou! Ce n'est pas non plus à cause d'un traumatisme de mon enfance. Mon caractère, la façon de vivre que j'ai eu jusqu'à lors ainsi que mes relations avec les personnes que j'ai côtoyées m'ont entraînés sur cette voie.

Concrètement que m'arrive-t-il?

Je me sabote c'est comme cela que je traduis ce que je vis. Mes actions sont toujours empruntes de défaitisme, mes relations sont, dans ma tête, toujours vouées à l'échec. Par dessus tout, je n'arrive pas à voir chez moi ce qu'il y a de positif ! Je me demande souvent donc pourquoi certaines personnes peuvent être intéressées par ce que je fais, dis ou même suis. Les sentiments qui m'envahissent sont principalement la solitude et l'angoisse : ne valant rien c'est normal que je sois seule mais, si je suis vraiment seule c'est bien la preuve que je ne vaux rien (un superbe cercle vicieux que je me construis toute seule). J'en viens, au final, à douter de tout et de tout le monde :

  • Un compliment est-il vraiment un compliment ou juste de la politesse?
  • Cette personne s’intéresse-t-elle vraiment à moi ou c'est juste pour passer le temps.
  • J'ai réussi à faire ça mais, au fond c'était simple et j'ai eu de la chance, tout le monde peut le faire.
  • Elle/Il ne m'appelle pas c'est sûrement qu'elle/il ne pense pas à moi.
  • Je suis dépressive, qui aurait envie d'avoir quelqu'un comme ça dans son entourage?
  • etc.....

Ce qui m'arrive vu par mon entourage!

Avec beaucoup d'ironie, un texte qui vous livre à quel point, vu de l'extérieur, tout ceci est absurde. Le tout accompagné des illustrations de ma meilleure amie.

Comment réussir sa dépression? Le conseil pour réussir... Soyez bon acteur et comédien, il faut que les gens croient que vous êtes heureux. Vous apprendrez à cacher vos pensées, mentir à vos proches. Rendre invisible votre mal-être est la clé pour progresser dans la maladie. Mentez afin de garder votre état de siège où vos démons internes vous attaquent. A bientôt et surtout n'oubliez pas soyez déprimés !


Merci à vous 2 (ils se reconnaîtront) pour votre participation à cet article! En lisant leur vision des choses, un sourire c'est esquissé, mais certains mots m'ont marqués! Oui j'ai menti, je mens et je pense que je mentirai toujours sur mon état. Il est difficile d'avouer ne plus arriver à vivre normalement à son entourage parce qu'inévitablement celui-ci se culpabilise.Alors je voudrais essayer d'aller de part le monde pour arriver à trouver comment je peux réussir à vivre malgré ce mal.

L'envie de voyager

Au-delà de cette maladie, j'ai toujours eu envie de voyager. Une envie inépuisable de rencontrer autre chose. En étant comme je le suis maintenant, cette envie s'est exacerbée je crois que je me perds de vue dans cette maladie et le voyage m'aide à me retrouver.

  • Il sert à me recentrer sur mes envies et mes besoins.
  • Il m'aide à me voir différemment parce que les autres (voyageurs, locaux..etc.) me voient aussi différemment.
  • Il me permet de m'extraire de certaines pressions sociales que je ne sais pas gérer.

La peur de voyager

Elle se mêle à cette envie de bouger! La peur de ne pas être acceptée, de ne pas être appréciée ou tout simplement d'être trop différente. Voyager c'est chambouler ses repères, sa vision des choses et son entourage quand on est dans un environnement sécurisant. C'est prendre le risque de sortir de sa zone de confort. Pour une personne équilibrée mentalement ce n'est déjà pas évident à faire alors pour une personne atteinte de dépression, imaginez le défi! J'appréhende mon voyage au Japon :

  • le regard des locaux et/ou d'autres voyageurs
  • les moments de solitude
  • les crises d'angoisses impromptues
  • les questions auxquelles je n'ai pas de réponses

Cette peur, je l'ai même quand je dois simplement sortir de chez moi. Je vois mes sorties dans le "monde extérieur" comme autant de voyages à faire, autant de locaux à rencontrer, autant de questions qui me sont posées et auxquelles je n'ai pas de réponses.

 Voyage et dépression - Mon mélange

Envie de bouger, envie de sécurité, peur d'avoir mal, peur de se perdre autant de paradoxes qui rythment mon parcours. Alors j'essaie d'accepter tout ça et à travers les épreuves que je traverse, j'ai compris qu'il fallait que j'apprenne à mieux me connaître et pour ce faire pourquoi ne pas partir à l'aventure! Néanmoins me comprendre ne me permettra pas d'aller mieux, cela me permet juste de ne plus retomber dans les mêmes travers, il faut aussi que j'apprenne à m'apprécier.

S'apprécier, je cherche encore comment faire mais déjà grâce à ce petit blog, qui a plus les allures d'un journal intime, j'ai pu rencontrer et échanger avec d'autres voyageurs et sortir petit à petit de cette bulle dans laquelle je me suis piégée. Mon Voyage est à la fois physique et psychique, je bouge pour me comprendre, je me parcours pour m'aimer.

Aller sur la lune, ce n'est pas si loin. Le voyage le plus lointain, c'est à l'intérieur de soi-même. Anaïs Nin
Get well  

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